La maçonnerie de pierre sèche – Une technique de conception d’autrefois

La construction en pierre sèche est l’un des arts les plus anciens et les plus durables de la culture humaine. Il existe des monuments réalisés avec cette technique datant de 3500 avant J-C et qui sont toujours debout. À l’époque, les artisans muraillers assemblaient des cloisons et des voûtes sans aucun mortier pour lier les éléments structurels entre eux.

Au fil des siècles, les moyens de conception ont évolué en devenant beaucoup plus simples, et plus rapides grâce à la mise en place d’outils… Mais aucun d’entre eux n’a la nature ou l’apparence exacte d’un authentique mur de pierre en sèche. C’est pourquoi nous continuons à valoriser cette maîtrise de maçonnerie d’antan avec notre savoir-faire, notre expérience et une haute technicité. 

Les ingrédients les plus simples de notre succès : 

  • L’ingénierie et l’expertise
  • La bonne qualité des pierres 
  • Et un sens de gravité à toutes épreuves.

Même si de nos jours, presque tous les projets de construction en pierre nécessitent au moins du béton, la technique de la construction ou la rénovation des bastides et monuments avec des murs secs fait partie de notre fer de lance. Cette technique s’intègre parfaitement dans la rénovation des maisons actuelles. Séduit par le bâti d’antan des terroirs Provençaux, nous, artisans maçons, veillons à la sélection des vieilles pierres que nous marions avec des matériaux nobles comme la chaux, l’ocre et divers enduits afin de conserver cet art séculaire

Parcourez nos projets et découvrez l’envergure de nos créations en accord avec la conservation de notre patrimoine local.

Pourquoi opter pour la construction d’un mur en pierre sèche ?

Les ouvrages en pierres sèches ont fait leur preuves depuis des millénaires dans la construction de remparts, de cloisons et de petits barrages ; mais aussi de talus de chemin de fer. Dans notre région, nous portons également les stigmates d’anciennes réalisations de tunnels en pierre sèche.

Il s’agit d’anciennes voies voûtées permettant d’accéder aux carrières minières. Cette trentaine de lieux qui demeurent méconnus se nichent dans le massif des Monts d’Or le long du Rhône et dans le Vaucluse.

Encore aujourd’hui, les façades sèches restent pertinentes dans beaucoup de pays, dans la mesure où les roches taillées peuvent être disponibles en abondance et à proximité des lieux de construction.

Considéré comme un art à part entière, le métier de murailler permet de monter des murs en pierre sèche extérieurs (de clôture, de démarcation, de soutènement, d’épierrement, etc.), mais aussi des cloisons d’habitations rurales (cabanes en pierre sèche) et des bâtiments annexes.

Entièrement minéral, ce type de murs de soutènement remplit également des fonctions esthétiques. Il concorde avec son environnement et permet d’intégrer des enceintes beaucoup plus équilibrées avec l’espace existant. Dans notre province, nos villages et les petits bourgs conservés avec l’empreinte de nos aînés, les murs secs viennent s’intégrer durablement.

Au fil du temps, les pierres sont même envahies de mousse et les plantes s’installent dans les crevasses. Dans ce cas, les plantes ne nuisent pas à la structure (à condition qu’il ne s’agisse pas d’arbres ou d’arbustes), les racines des plantes ne peuvent pas perturber la structure stable de la maçonnerie sèche.

Calade en pierre – Un artisanat ancestral typique du Vaucluse

Le caladage est un art Provençal et Languedocien qui fait la signature de nos plus beaux villages. En ancien français, le mot « cal » signifie « pierre ». Cette racine a développé un champ lexical formant les termes « caillou », « calcaire », « calanque ». De plus, en latin  « callis » donne « sentier, chemin » ce qui offre un contexte tout tracé à cette méthode de rénovation des voies traversées.

Ce pavage réalisé par des artisans émérites demande une ingénierie et une habileté de plus en plus rare.

Une authentique calade en pierre permet de créer des surfaces pavées constituées de morceaux de pierres sèches taillées ou brutes qui sont rangées et imbriquées afin de former une mosaïque unique.

Le rendu exceptionnel permet de créer des revêtements non seulement esthétiques mais aussi utiles notamment dans les ruelles des villages en pente. Vous pouvez aller en observer des superbes au pied des gorges du Verdon ; notamment dans le petit hameau de Moustier-Sainte-Marie.

Il y demeure des calades enchevêtrées entourées de fontaines et d’ateliers d’artisans ! Tout comme à Notre-Dame-de-Beauvoir dont les parois pentues ont réclamé une certaine ingénierie dans le système de calade mis en place.

Dans notre région, ces roches sont tirées dans les champs rocailleux ou sur les rives des cours d’eau situés à  proximité. À l’origine destinés à faire des rigoles pour drainer les eaux usées des patelins, les muraillers ont par la suite adapté cet art de la construction aux courettes des mas, aux haras d’écuries, pour réaliser des escaliers ou encore des patios irrigués.

Dans la disposition de ce pavage, le caladeur doit préparer le sol en la damnant afin de caler les pierres de façon homogène L’assimilation de la technique du caladage à celle de la maçonnerie à pierres sèches est cependant plus nuancée, car pour permettre une meilleure stabilité, les interstices doivent être occupés par de la terre afin d’assurer l’équilibre global de l’ouvrage.

Nous contacter

N’hésitez pas à nous laisser un message, pour nous donner votre avis,
vos impressions sur la restauration des chantiers que nous avons réalisés…
et pourquoi pas prendre contact pour de futures réalisations…

    Par téléphone au

    06.20.66.71.94

    Art et Rénovation

    Stéphane Roucheton

    28 chemin du puisatier
    84400 GARGAS
    EURL au capital de 60 000 €

    Marqueur